Colère Jaune … 1/2


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Voici un long moment que je n’ai véritablement posté de texte : il est vrai que je suis quelque peu absorbé par les évènements que connaît notre pays (aussi contrairement à mes habitudes ce post est-il inspiré de notre actualité, on pourra men faire le reproche, que j’accepte par avance). 

Quel lien entre ces 3 livres ? cest celui que je vous propose de parcourir ... 


Observateur du monde je reste continûment fasciné par l’enchevêtrement des phénomènes qui a conduit à la vie. Il semble, pour ce qu’il m’est donné de savoir aujourd’hui, qu’à ses plus petits niveaux, la matière/énergie qui nous compose est dotée d’une faculté de résistance à la désagrégation : ce que le physicien Ilya Prigogine a théorisé sous le nom de structures dissipatives (rendant ce qui a comme destin la dissolution, du fait de la loi dentropie qui régit toute chose, plus résistant pour un temps plus ou moins long). Ici la narration de cette belle aventure : « la plus belle histoire du monde ». 

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A noter aussi cette faculté connexe (cause ou conséquence, je ne suis pas assez calé en physique pour en juger) qu’a la matière de trouver de nouvelles dispositions en fonction des conditions de son environnement :  c’est le thème de cette conférence de François Roddier, (qui a un petit côté professeur Nimbus que j’aime bien, même s’il y a probablement à faire du tri dans ce qui est avancé … je vous laisse juge).

Donc, fruits d'une longue série d'évènements (partants des poussières d’étoiles pour amener des atomes, des molécules, des protéines, et bien plus tardivement des cellules) : la vie ; puis nous autres, mammifères parmi tant d’autres (à revoir ce joli documentaire signé Denis Van Waerebeke), héritiers de cette longue évolution.

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Évolution qui nous dote d'un cerveau capable de structurer des comportements complexes pour nous nourrir, veiller à nos besoins en eau, régler notre température (et plus globalement ce que l’on appelle notre homéostasie), assurer notre reproduction, et adapter nos mouvements aux aléas de ce qui nous entoure ; et avec cette autre caractéristique de réguler les relations entre les membres du groupe, de permettre un ordre social en d’autres termes.

Chez beaucoup d'espèces cet ordre prend la forme d’une logique de territoire : contrôle d'un espace géographique et de la population qui lui est rattachée par un ou une dominant(e) (avec des modalités très variées, comme nous l’apprennent les travaux des éthologues, voir Frans de Waal par exemple pour ce qui concerne les primates, et ce livre parmi beaucoup).

Conquête de territoires, soumission des populations sur ceux-ci, semblent être les caractéristiques de l’histoire de l’humanité jusqu’à maintenant. Nos déterminants biologiques ne nous offrent-ils que cette solution comme s’en désole Henri Laborit (dans ce texte comme dans dautres) ? 


(pour aller à la suite)

© Jean-Philippe Véron 2015